Méthode de travail Qualia Architecture Nantes

comment ?

Afin de vous expliquer notre démarche de projet, nous faisons le choix de vous emmener dans sa genèse.

Nous adaptons et inventons des modalités de travail collaboratif. Nous observons, dessinons, racontons, ressentons, révélons et réveillons le sensible. Nous en ferons l’expérience partagée afin de concrétiser le potentiel de chaque projet.

L’émergence d’un projet résulte de la capacité à proposer la vision de la transformation d’une situation existante. La compréhension du lieu participe de la compréhension même du projet.

Cerner les dimensions historiques, urbanistiques ou symboliques d’un projet, apporter une réponse cohérente aux exigences d’un programme, permet d’établir les bases nécessaires à nos réflexions. C’est la diversité des éléments interrogés lors de nos interventions, qui sera porteuse de sens.

« A l’origine, se situe l’émotion, seule capable de distinguer, au terme d’un processus intentionnel, l’œuvre d’architecture de la grande masse muette des objets construits. »

L’approche sensible

L’architecte est un sujet libre qui « laisse courir » sa pensée. Il est dans cette « vacance », ouvert aux méandres d’une intuition multi déterminée par des références culturelles en lien avec sa temporalité. Espace intermédiaire où une architecture trouble inspire et fait naître ce qui précède la pensée : une intuition sensible.

« Toute intuition est à priori bonne, jusqu’à ce quelle soit éprouvée pour devenir légitime »

Nous commençons par une visite empirique du site, à la rencontre du « Genius Locci ». Puis auprès des habitants, usagers,… nous recherchons des volontés, des désirs, des attentes, une ambition de projet.

Interviews, visites, analyses du territoire,… autant d’outils interrogés ou fabriqués nécessaires à la confrontation de l’intuition.

Les outils d’échanges et de fabrications

Partant de nos intuitions conjointes et des attentes formulées lors des rencontres, nous devons les alchimiser, les retranscrire avec pour outils : la photo, le croquis, la maquette et l’écrit. Ce sont ces « média » qui vont permettre à l’intuition sensible de devenir communicable.

Pour prouver qu’un fait est légitime, il faut partir à la recherche de ce qui va lui donner sa valeur. Pour nous, c’est le temps de l’expérience sensible, l’intuition se fait chair. Un corps se déploie, matière à projet.

L’IMAGE : immanence et instantané

 

L’image fait naître des ambiances qu’il nous semble impératif de retrouver dans le projet. Elle est une perception sensible qui décrit les multiples impressions du lieu. Elle aide à focaliser les points remarquables et remarqués.

Les images fabriquées sont les prémices des ambitions du projet et en deviendront progressivement l’expression.

Croquis de site préparatoire au projet d’éco-tour gare de St Nazaire 44

LE TEXTE : il rapporte, il rend compte.

« (des trombes de flottes…). Nous y sommes : la pluie a merveilleusement transformé le décor et fait se refléter la ville, scintiller les éclairages, comme un tableau abstrait et joueur. Aussi le mouillé fait du bruit. Les pas sont des sons, les sons font des choses…»

Ecrire en révélant l’anonyme, l’esthétique du banal, s’appliquer à pointer et donner à voir l’ordinaire. Il est témoignage.

 

Pour ensuite interpréter, expliquer, projeter. Le texte devient passeur de notre réflexion, il transmet notre démarche face au projet. Il explique.

LA MAQUETTE : l’outil de partage

Concevoir en volume, réaliser pour cela une maquette d’étude, qui sera un outil primordial de formalisation et de communication de projet. Par l’organisation de réunions de présentation autour des maquettes, cet outil devient aussi un vecteur de fabrication et de réflexion collective.

 

Il permet ainsi l’appropriation du projet en permettant d’appréhender ses différentes échelles (urbaines et domestiques). Là, se distinguent pliages, matérialités, rayons de lumières, ombres, anfractuosités et déambulations. L’espace se qualifie et offre dès lors l’univers de tous les possibles.